Avec mon ami photographe, on décide de ce rendre à nouveau sur les lieux où j’ai rencontré pour la première fois un chevreuil. 

Arrivés à ce magnifique endroit, nous nous sommes cachés afin d’attendre qu’un animal passe. En effet il y a un passage dans les grandes herbes de la prairie en provenance du bois. Les herbes sont toutes couchées formant un couloir en provenance du bois.

Une vingtaine de minutes plus tard, j’en ai marre! Attendre sans rien voir, ne pas bouger, avoir les yeux fixés sur les herbes, je m’ennuie! 

Je préfère laisser l’ami seul et partir de mon côté explorer le bois.

J’emprunte un chemin en marchant doucement comme on m’a appris. Je m’arrête de temps en temps. J’écoute, je regarde autour de moi vêtu de ma nouvelle tenue camouflage, je me sens invisible. Puis bizarrement au bout de quelques minutes mes sens se mettent en éveil, je respire la forêt, il y a une odeur de végétation, de fraicheur. J’entends les oiseaux, mes yeux deviennent des détecteurs de mouvements, je suis comme un prédateur à la recherche de sa proie. 

Je continue ma progression face au vent afin de ne pas me faire repérer. Arrivé à un croisement je m’arrête de nouveau pour voir si une présence se trouve dans l’autre chemin. Au loin je vois bouger sans savoir ce que c’est alors je me camoufle dans la végétation.

Je ne quitte pas des yeux la chose qui bouge au loin.

Je progresse lentement à quatre pattes dans ce nouveau chemin. 

Quelques minutes plus tard, je me rends compte que c’est un chevreuil, il a des bois sur la tête. Je suis heureux mais l’animal est loin. Petit à petit il se rapproche, il mange, puis il continue d’avancer, mange de nouveau… Dès qu’il baisse la tête pour manger je me rapproche afin d’arriver à un roncier derrière lequel je pourrais me cacher. 

J’ai atteint mon objectif, je vais le laisser s’approcher, je ne bouge plus et profite de l’instant. 

Il continue d’avancer, puis en mangeant il regarde dans ma direction après avoir entendu les déclenchements de mon reflex.

Il mène sa vie tout en me regardant, se positionne ensuite au milieu du chemin tout en me fixant. Le temps s’arrête de nouveau comme lors de ma première rencontre! C’est une sensation étrange, merveilleuse.

Le magnifique animal n’a pas vu que j’étais là même si il a entendu quelques bruits étranges et peut être même mon coeur qui bat si fort.

Il fini de traverser le chemin sans précipitation, il rejoint une chevrette qui était là que je n’avais pas vu tellement que j’étais ébloui par ce brocard qui m’impressionnait avec ces deux longs bois. Ils s’enfoncent tous les deux dans les ronces au milieu du bois.

Je viens de vivre ma première approche, je me sens plus vivant que jamais. Je suis aussi heureux et fier d’avoir immortalisé cette rencontre en la capturant avec mon boitier.

Défiler vers le haut